Renoncer à soi, prendre sa croix, le suivre

Je voudrais apporter une lumière nouvelle sur ce passage, qui serait alors une invitation glorieuse de notre Seigneur et Sauveur, à expérimenter Sa grâce puissante et efficace.

Matthieu 16 : 24
24 Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.

Vous connaissez probablement ce passage, qui vous demande, pour suivre le Seigneur Jésus Christ, de renoncer à vous-même. L’on y associe généralement l’idée, souvent douloureuse, de renoncer à ses envies, ses plaisirs. De lutter contre notre chair. La croix serait alors synonyme de cette souffrance et tristesse qui nous marquerait jusqu’à la mort. Mais l’on se prend alors à lutter contre la chair, par… la chair. Un combat, même acharné, par nos propres forces; qui reste bien souvent infructueux. C’est là l’une des lectures, et notre engagement comme disciple de Jésus Christ suppose effectivement un renoncement à nous-même. Toutefois, je voudrais apporter aujourd’hui une lumière différente sur ce passage.

Qu’il renonce à lui même…
Et si Jésus nous invitait ici à renoncer à nous-mêmes, à savoir notre nature humaine limitée, faible, décevante, incomplète…? Si vous portez un regard honnête sur votre réalité humaine, il n’y a pas tellement de chose dont se prévaloir et qui nous valorise, dans le reflet de la Parole de Dieu et d’une perspective spirituelle, j’en conviens. Cela explique la lutte lourde et souvent frustante de nous même contre tout cela. Nous essayons fort d’y arriver, mais nous restons finalement focalisés sur ce dont vous voudrions nous débarrasser, et entraînons un cycle incessant de répétitions de ce que nous ne voulons pas. Mais bonne nouvelle, vous pouvez renoncer à tout cela et à vos propres forces pour vous confier en Jésus et vous livrer à Sa puissance.

…se charge de sa croix…
Et Si Jésus nous invitait à nous charger de notre croix, au sens de nous revêtir de l’oeuvre de la Croix et ses effets spirituels ? A embrasser, épouser, nous approprier cette oeuvre de la Croix. Cette victoire définitive sur la mort, le péché, la maladie. Christ s’étant fait péché, maladie, malédiction… étant mort, nous sommes morts avec lui. Nous sommes morts à la chair, à notre nature pécheresse, à nos mauvaises tendances (à la maladie, la malédiction).

…et me suive.
Et Si Jésus nous invitait à Le suivre, dans Sa résurrection ? Revenant à une vie nouvelle, où nous sommes identifiés à Christ ressuscité et glorifié. Puisque nous sommes ressuscités avec Lui, nous sommes désormais participants de Sa nature, de Sa gloire, faisant Un avec Lui. Puisque nous sommes ressuscités avec Lui, nous pensons et nous affectionnons aux choses de l’Esprit, aux choses d’En-haut, où est notre place de rencontre avec lui, et les expérimentons ainsi dans notre vie; remplaçant ainsi le cycle “infernal” de la chair, par un cycle “glorieux” de l’Esprit.

Ainsi, “Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, prenne sa croix, et me suive”, serait une invitation glorieuse de notre Seigneur et Sauveur, à expérimenter Sa grâce puissante et efficace, qui nous détache de notre réalité de “terrestre” pour nous amener à celle de “célestes”. Tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde. Car nous sommes dans ce monde, mais plus de ce monde.

L’invitation est lancée, y répondez-vous ?

Fabien Weigel

Dis-moi où tu fais paître tes brebis

Cantique des cantiques 1 : 7  » Dis-moi, ô toi que mon coeur aime, Où tu fais paître tes brebis, Où tu les fais reposer à midi; Car pourquoi serais-je comme une égarée Près des troupeaux de tes compagnons ? »

Nous pourrions prendre ces paroles comme l’expression du croyant qui désire être en communion avec Christ et soupire après la communion avec Lui. Où vas-tu avec ton roupeau ? Si c’est dans la prière, j’irai et je te trouverai ! Si c’est dans la Parole, j’irai et je te trouverai ! Si c’est dans tel service, je le ferai et je te trouverai ! Je te poursuivrai de tout mon cœur ! Dis-moi où tu es, où cela se passe…

Nous avons bien entendu les promesses de Dieu et l’assurance qu’Il demeure avec nous sans cesse. Il est en nous et se rend toujours disponible. Nous pouvons Le rencontrer à tout moment et savoir que la communion est pleinement établie. Mais dans le cours de nos vies, nos activités, nos sollicitations diverses et variées, il se peut que nous soyons comme ayant « perdu » la connexion, la trace, et soupirons alors : où puis-je te rejoindre ?

Même si parfois je suis distrait de la voie, faible et enclin à tomber, je veux davantage encore Te rechercher car tu es mon tout. Je veux m’asseoir sous ta garde, me remettre à tes bons soins, recevoir ta direction et provision. Me satisfaire de Ta présence. Je veux trouver le repos près de toi, comme un brebis repose dans de verts patûrages. Tu es mon Berger, je ne manquerai de rien. Quoi que je vive ou traverses, tu es avec moi et me rassures. Je suis à toi, je connais ta voix, et je te suis. Tu me ramène à nouveau à ce lieu paisible, près de toi, et j’y suis si bien…

Dieu vous aime, Il désire être en communion avec vous à chaque instant. Vous avez faim et soit d’être avec Lui ? Il suffit de peu de choses, simplement revenez en cet instant, soupirez sincèrement après Sa présence, et Son Esprit en vous vous guidera sur le chemin de Sa plénitude.

Nous sommes invités à faire partie de Son troupeau. Sur la terre, nous Le rencontrons à travers la prière, à travers Sa Parole écrite, à travers la communion des saints. Mais plus encore que cela, Il nous invite à la communion et la plénitude, dans le lieu de Sa demeure, dans les lieux célestes où Il a inauguré l’accès au sanctuaire suprême ; et nous invite à monter avec Lui, ainsi envahis et inondés de l’atmosphère céleste, pour porter Sa gloire sur toute la surface de la terre. C’est LA l’endroit où Il se tient, et où se rencontrent les régénérés…

Si vous demandez aussi «Dis-mois où tu fais paître ton troupeau», écoutez, disposez-vous, et recevez la révélation que c’est LA qu’est LA RENCONTRE… Brebis, troupeau du Seigneur, laisse-toi entraîner aux pieds du Berger…

Fabien Weigel

Marcher avec Dieu et être saisi

« Hénoch marchait avec Dieu, puis il ne fut plus, parce que Dieu le prit ».  Genèse 5:24

De l’extérieur, nous voyons qu’Hénoch a marché si intimement avec Dieu qu’il ne fut plus, parce que Dieu le prit. Généralement nous considérons le fait qu’il ait été enlevé par Dieu, sans connaître la mort physique, pour être directement auprès de Lui. Mais ce passage inspire différents niveaux d’expérience.

En y portant un autre regard, on peut réaliser que si l’on marche intimement avec Dieu aujourd’hui, à un moment nous « ne sommes plus, parce que Dieu nous saisit ». Nous marchons avec le Seigneur, dans Sa présence, exerçant notre sacerdoce royal, notre service céleste.

« Nous ne sommes plus » parce que nous réalisons que tout ce qui compte c’est d’abord Lui ; et plus nous Le laissons paraître, plus nous nous effaçons ; plus nous aspirons et épousons Ses plans et Sa volonté, plus nos propres intérêts pâlissent ; plus nous adoptons Son regard et cœur sur les gens et les événements, plus nos conceptions s’estompent… Il est de plus en plus question de Lui, qui Il est, ce qu’Il fait, la gloire de Sa présence. Jean Baptiste déclarait à cet égard « il faut qu’Il grandisse, et que je diminue » (Jean 3:30).

Nous sommes au bénéfice d’une telle grâce et puissance, sachant qu’Il nous permet d’être proches de Lui et nous saisit pour être là, dans Sa dépendance, et voyant alors que c’est Lui la plénitude, Celui qui remplit tout en tous. Nous sommes métamorphosés en Le contemplant (2 Corinthiens 3:18), et libérés de tout conscience de soi erronée et faussée, emportés et envahis de Sa présence manifeste, saisis par Sa gloire,  pour expérimenter que « tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde. » Paul partagera à cet égard Son désir de « connaître Christ », et dira avoir été « saisi par Jésus Christ » (Philippiens 3:12) et encore « ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ».

Métamorphosés et réorientés sur les attentes du Père et l’oeuvre que Christ a réalisé, nous nous laissons attirer où il nous appelle, et sommes alors saisis pour entrer dans la salle du trône. Paul parle d’un homme qui fut ravi dans le ciel, entendit des paroles ineffables. Jean parle plusieurs fois d’avoir été ravi, recevant les révélations. La route nouvelle et vivante a été inaugurée (ouverte, en vue d’être empruntée).

Puissions nous ainsi marcher avec Dieu, et être saisis par Lui ; nous laisser saisir et emporter au point que nous ne soyons plus ; dès maintenant ;  monter où est l’assemblée suprême pour servir du ciel sur la terre dans notre génération ; comme prémices et jusqu’au jour de la glorieuse espérance d’être emportés dans Son éternité.

Fabien Weigel

Sortir de sa bulle (se réveiller au céleste)

Chacun de nous considère ses réalités et circonstances qui l’entourent comme « son monde » ; mais il convient de considérer et accepter qu’il existe bien plus que ce que nous percevons chacun pour notre part ! Ainsi, nous sommes « fatalement » dans notre « bulle »… Et l’un des aspects de l’oeuvre de salut consiste à nous « extraire » de notre bulle et à nous réveiller à ce qui s’offre à nous: le céleste !

Au-delà de notre petit monde

Genèse 12 : Abraham au l’ordre de quitter son pays, sa patrie, la maison de de son père, vers le pays qui lui serait montré.

spirituellement => ce que tu connais, ce qui t’est familier… => Dieu se fait connaître à lui et en fait le pere d’une multitude, père de la foi

Marc 6,32 Jésus voulait se tenir à l’écart mais les gens étaient là => se produit alors la multiplication des pains

les disciples ont été conduits à l’écart (les auditeurs aussi), et ont dû dépasser leur cadre de référence et pensée habituelle.

2 rois 5,14 Naaman a dû sortir de sa « bulle »

il préférait l’eau de son pays, ce qu’il connaît au lieu du Jourdain ; mais reçoit le conseil de son subordonné ; pourquoi ne pas juste obéir, simplement ?!

2 Corinthiens 4:18 nous rend ce témoignage : « Nous regardons, non aux choses visibles, passageres, mais aux invisibles, éternelles »

Au-delà de la pensée courante

Notre cercle à nous peut nous empêcher de recevoir la parole, ou limiter tellement (Marc 7 Jésus reproche aux pharisiens d’annuler la parole par leur tradition!). Nous ne devrions donc pas essayer d’ adapter la Parole à notre cadre// « monde » ; mais notre monde/réalité/vécu doit être formé par ce que dit la Parole. La puissance de la Parole de Dieu s’applique et modèle notre vie !!

Romains 12,2 « ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformé par un renouvellement de l’intelligence »

littéralement « métamorphosés », même terme que l’expérience de Jésus à la « transfiguration ». 2 Corinthiens 3:18 mentionne aussi une « transfiguration », « métamorphose », en la même image que Celui que nous contemplons.

2 Corinthiens 10:5 : nous renversons les raisonnements..

Au-delà des réalités terrestres

Marc 9:2 Jésus transfiguré (à l’écart sur unr haute montage) ; révélation dans une autre dimension !

SE REVEILLER AU CELESTE

L’Ecriture fait la distinction entre du terrestre, une forme de culte et de règle, qui était bon en son temps mais n’était qu’une IMAGE ET OMBRE des choses à venir. JESUS CHRIST a fait cette transition ; nous n’avons plus à opérer dans « l’image et ombre » mais par la route nouvelle et vivante entrer dans la REALITE ! (voir l’article : Le passage).

Actes 20,9 le jeune homme à la fenêtre s’est endormi pendant que l’apôtre prêchait. Même si le message était sans doute excellent, selon la façon dont on le reçoit il ne porte pas.

A bien des égards nous avons pu être endormis (discours religieux endorment / mais au fond demeure la pensée de l’éternité, du céleste.).En un sens nous dormons (ou dormions) parce que nous n’avions plus en vue le souvenir de notre appel céleste. Christ est venu nous réveiller à cette vérité.

Ce jeune homme est tombé du troisième étage. M’apparaît alors comme une évidence un parrallèle avec le troisième ciel, où Dieu demeure (2 Corinthiens 12:1-2)

Actes 20 v 10 : l’apôtre descend alors vers lui, il est ensuite ramené à la vie et remonte avec tous. C’est ce que Jésus a fait en venant dans ce monde. C’est ce qu’il appelle ses régénérés aujourd’hui à faire de sa part. Il a insufflé à nouveau la vie dans l’humanité. Puis ils remontent et rompent le pain : reflet de la communion à laquelle Christ nous appelle dans le Royaume.

Vous n’êtes pas un humain qui peut vivre une expérience spirituelle. Re-créé en Christ, vous êtes un esprit ayant une expérience humaine. Vous êtes un céleste vivant temporairement dans le terrestre.

Alors, si comme ce jeune homme vous êtes encore endormi, tombé de votre position, soyez réveillé au céleste !

Fabien Weigel

Le passage

Le but du ministère de Jésus-Christ sur la terre était d’accomplir notre rédemption, de nous réconcilier avec le Père, et d’inaugurer un passage.

LE PASSAGE

Le mot Pâque (hebreu pessah) signifie « passage ». Les Juifs commémorent la libération d’Egypte et la traversée de la Mer Rouge. Les chrétiens commémorent la mort à la résurrection de Jésus-Christ.

Un passage… Mais plus encore !

Cette mort et cette résurrection ne concernent pas seulement Jésus, mais elles signifient notre propre mort et résurrection en Lui, et un « passage » pour nous de la mort à la vie ; un échange glorieux entre Lui et nous, entre le céleste et le terreste !

Galates 3:13 atteste que Christ est devenu malédiction, 2 Corinthiens 5:21 qu’il est devenu péché.

Esaie53 et 1 pierre 2:24 stipulent que par ses meurtrissures nous avons été guéris.

2 corinthiens 8:9 ajoute qu’Il s’est fait pauvre que je sois enrichi.

Romains 6:6 et Colossiens 2:20 déclarent que nous sommes morts avec Lui.

Colossiens 2:12 et suivants affirment que nous avons été ensevelis avec Lui, et sommes ressuscités !

Ephésiens 2:6 confirme qu’il nous a ressuscités ensemble et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en christ

Colossiens 3:1 dit à cet égard : « si donc vs êtes ressuscités, recherchez les choses d’en haut ! »

UNE ALLIANCE, UN CULTE, UNE POSITION SUPERIEURS

Hébreux 7:26 à 8:6, Hébreux 9:1, 8, 11-12, 24, soulignent clairement une démarcation entre ce qui est de l’ancien et la réalité présente. C’est aussi, le « passage » d’une alliance, d’un culte, d’une position… image et ombre à la REALITE de la communion à Christ et des réalités célestes auxquelles nous devenons participants.

Dans cette optique, quelques aspects de ce « passage » :

L’action des ministères-dons n’est pas un show ou une position de prestige, mais un service au corps pour arriver ensemble à l’unité de la foi, à la mesure de la stature parfaite de Christ (Eph 4). Non une simple connaissance théorique, mais l’expérience (Jn 1 ns avons comtemplé ; VU et ENTENDU).

Le baptême d’eau n’est pas une intronisation dans une église ou un groupe. C’est le signe extérieur de cette réalité spirituelle. C’est aussi un alignement et un engagemnt de notre corps dans le salut et les nouvelles réalités qui nous appartiennent en Christ. Nous sommes littéralement morts, ressuscités avec Lui, et ns témoignons de ce bain de régénération Tite 3:5, plongés en Lui, revêtir Christ Galates 3:27 et participant à Sa nature. Nouvelle création (2 co 5:17). Notre corps est dès lors engagé dans un processus de métamorphose pour, alors qu’il a été semé corruptible, être relevé incorruptible. (Nos ancêtres de l’Ancien Testament n’ont-ils pas d’ores et déjà goûté par périodes à une suspension des réalités physiques, dans leur corps ; à combien plus forte raison dans la nouvelle alliance).

La Sainte Cène n’est pas qu’un divertissement ! Ni même juste un symbole, mais nous introduit à la réalité de la communion vivante avec Christ glorifié dont le corps et le sang sont une nourriture pour notre être. Si quelqu’un ouvre, il prendra la repas avec lui. Il est le « pain du ciel ». Jean 6:55-56 son corps est une VRAIE nourriture et son sang un VRAI breuvage. Après sa dernière Cène avec les disciples, avant de monter au ciel, Jésus déclare qu’Il en prendra « UNE NOUVELLE » dans le Ciel. Nous communions à Son corps de gloire, dans le Royaume de Son Père.

La louange et l’adoration ne sont pas une animation ou liturgie. Jean 4 le Pere cherche des adorateurs en esprit. Contemplation de l’Eternel, littérallement dans la salle du trône où il siège en gloire. Nous y sommes alors 2 Co 3:18 transformés de gloire en gloire, EN LA MEME IMAGE. Hébreux 10,19-20 témoignant de la LIBRE ENTREE dont nous jouissons DANS LE SANCTUAIRE (à la suite de Christ qui est entré dans un sanctuaire qui n’est pas de cette création).

Un sacrifice/culte raissonable selon Romains 12:2 consiste à offrir nos corps. Plus que tout ce que ns pourrions faire ou donner, s’offrir soi même (ce qui nous poussera aussi à donner de ce que ns avons).

La prière n’est pas juste un refuge pour parler « ça fait du bien ». C’est une prise de position dans la foi qui amène les réalités célestes à leur manifestation sur la terre. Jésus enseigne à prier que ta volonté soit faite sur terre comme au ciel (Matthieu 6:10). Il nous dit aussi que celui qui parle croie que ce qu’il dit arrive et il le verra s’accomplir (Marc 11:23) ; et encore qu’il demande en croyant qu’i la déjà reçu. C’est une position de décret, de règne dans la vie par christ (Romains 5:17) depuis les lieux célestes où l’on siège avec Lui.

Voici juste quelques pistes de réflexion sur des aspects « flagrants » de notre pratique ; qui, avouons-le, reste si souvent enfermée dans « l’image et ombre ». La liste mériterait de se poursuivre et chaque « rite » ou pratique « spirituels » devraient passer au « filtre » du VERITABLE, conformité à l’oeuvre révélée par Christ…

Ce n’est pas seulement du symbolisme. La Pâque a marqué un passage à la réalité spirituelle qui nous introduit et fait progresser dans un monde nouveau de relation au père et de conscience du spirituel. Ce n’est plus une ancienne façon d’essayer d’approcher Dieu par des rites, lois…etc. mais une route nouvelle et vivante inaugurée par son sang (inauguré = ouvert pour la première fois, mais destiné à une fréquentation!!).

Jean 17 : 24
24 Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.
1 Corinthiens 15 : 47
47 Le premier homme, tiré de la terre, est terrestre; le second homme est du ciel.

Nous sommes appelés à rechercher les choses d’en-haut comme mentionné ci-dessus. Plus encore, nous avons l’avertissement que penser seulement aux choses de la terre nous rend ennemis de la croix. (Philippiens 3:17-19)

NOUS NE SOMMES PLUS DE LA TERRE, MAIS DU CIEL !

Ainsi morts et ressuscités, participants à la nature divine, nous avons un libre accès dans le sanctuaire. Abandonnons les formes stériles et le terrestre, culte vide, image et ombre pour être dans la présence même du Père, régénérés, éveillés spirituellement. Jésus disait lui-même que nous sommes dans ce monde, mais plus de ce monde. Epousons donc les réalités offertes par l’oeuvre de Christ ; offrons Lui un culte VERITABLE, affranchi de « l’image et ombre » qui nous retiennent encore tant. Rappelons-nous ce « passage » introduit par Christ. Engageons-nous alors sur la route nouvelle et vivante ! Si nous y sommes engagés, avançons y encore plus avant ; de gloire en gloire… !

Fabien Weigel,
Maison Zoé Ministères

Où es-tu ?

Genèse 3 : 9 « Mais l’Eternel Dieu appela l’homme, et lui dit : Où es-tu ? »

Dès le commencement, Dieu avait exprimé Son désir de vivre dans une communion proche et intime avec l’humanité. Il a créé l’homme et la femme à son image et à ressemblance, et a tout disposé pour vivre dans une harmonie parfaite. Mais Adam et Eve ont péché, et se sont cachés suite à leur désobéissance. Dieu, qui venait les rencontrer, demande alors à l’homme « où es-tu ? ».

Au-délà des raisons pour lesquelles ils se cachaient, je voudrais souligner particulierement un aspect ici : quoi qu’il arrive, si Dieu les appelle et pose la question, alors qu’Il connaît tout et tous, c’est parce que la place où devaient se trouver Adam et Eve était dans la rencontre avec le Seigneur…

Alors que nous avons été faits à l’image de Dieu, cela implique la communion avec Lui, l’unité, et nos vies sont faites pour être connectées au Père, au Fils, et au Saint-Esprit. Car notre communion EST établie, selon l’Ecriture. Jésus a réitéré ce désir dans Sa prière notamment en disant :

Jean 17 : 21
21 afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
1 Pierre 2 : 9
9 Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière,

Et Christ a satisfait à la justice de Dieu pour que nous retrouvions l’accès à la communion avec Lui.

Si vous vous sentez coupable et que vous voulez vous cacher, cet appel résonne aujourd’hui pour vous « Où es-tu ? ».

Dieu sait très bien ce que vous avez fait et où vous en êtes, mais Il désire retrouver la communion avec vous. Vous pouvez maintenant même revenir vers Lui, Lui demander pardon pour vos fautes, et avoir l’assurance que Christ est mort et ressuscité pour payer le salaire du péché à votre place et vous offrir une vie nouvelle, la régénération, au bénéfice de la présence de Dieu.

Que vous fassiez vos premiers pas dans la vie de foi, où que vous ayez un long parcours de vie spirituelle, en ce moment même, nous devrions être en communion avec Dieu, et chaque moment est propice à nous tourner vers Lui.

Quand avez-vous rencontré le Seigneur pour la dernière fois ? Dans quelles dispositions êtes-vous ? Peut-être bien le Père est-Il en train de vous appeler en cet instant : « Où êtes-vous ? ». Plus largement, Il appelle Son Église, si affairée à des choses et d’autres, mais passant à côté de la rencontre : « Où es-tu ? ».

Il désire pouvoir nous rencontrer, partager avec nous dans la communion ; tout comme Il le faisait en venant vers Adam et Eve dans le Jardin. Alors que nous nous tenons dans Sa présence et dans la communion, alors que nous venons dans le Sanctuaire céleste où Il nous attire, Sa gloire devient de plus en plus visible sur nous pour révéler Sa gloire dans ce monde. C’est pour maintenant !

Fabien Weigel

Servez le Seigneur avec joie !

Psaumes 100 : 2
Servez l’Eternel, avec joie, Venez avec allégresse en sa présence !

 

Avoir du plaisir ou de la joie dans le service du Seigneur est considéré comme une condition. Or, ceux qui servent Dieu dans la tristesse, parce que ce qu’ils font est à contre-coeur, ne Le servent pas comme il convient ; ce qui revient à ne pas Le servir du tout… Dieu s’intéresse, en effet, moins à ce que vous faites qu’au cœur avec lequel vous faites les choses.

Dieu ne cherche pas des esclaves, Il désire que les Siens soient revêtus de joie et heureux.

Les anges le servent dans La louange, non dans les murmures. L’obéissance qui n’est pas volontaire revient à de la désobéissance. Quelqu’un peut faire ce qu’on lui demande par contrainte, mais si dans son cœur il reste opposé, c’est un rebelle. Le Seigneur regarde nos cœurs. Si nous devions Le servir seulement par la force ou la contrainte, et non parce que nous L’aimons et nous consacrons volontiers à Lui, notre offrande n’a pas de valeur.

Le vrai service est accompagné de joie :

  • C’est dans la joie du Seigneur que se trouve notre force.
  • C’est la joie qui nous donne de surmonter les difficultés.
  • C’est la joie qui nous dispose à la communion avec Dieu et les hommes.
  • C’est la joie qui nous stimule pour être des témoins.
  • C’est la joie qui nous pousse à Le rencontrer et partager notre cœur librement dans la prière et la contemplation.
  • C’est la joie qui nous fait chanter et rayonner, au service du Seigneur merveilleux et glorieux.

La religion met de lourds fardeaux sur les gens et les rend durs, tristes, « concentrés » sur l’obtention de leur salut.

Toutes proposent des formes de renoncement et d’ascétisme pour accéder au divin ou à un monde futur meilleur. Jésus a reproché aux Pharisiens de vouloir faire porter aux gens des fardeaux qu’eux-mêmes ne supporteraient même pas. Lui, au contraire, promet de procurer paix et repos à quiconque vient à Lui, et de lui confier un fardeau doux et léger. Nous servons un bon Maître.

Si votre service pour Dieu n’est pas inondé de joie, demandez-vous si le fardeau que vous portez vient de Jésus.

Revenez à votre joie ! Il y a certes une tristesse intérieure qui peut paraître et une douleur du renoncement et de la consécration, car le prix doit être payé et une part de souffrance l’accompagne ; mais tout cela n’est que passager et moindre, laissant la place prépondérante à la joie du Seigneur, multipliée à chaque fois que nous obéissons et faisons la bonne chose ; cette courte tristesse laisse alors place à une grande satisfaction, l’Esprit témoignant en nous de l’approbation divine, et la joie nous caractérisant.

Servez le Seigneur avec joie !

Fabien Weigel

Fortifiez-vous dans le Seigneur

1 SAMUEL 30:6 « DAVID SE FORTIFIAIT DANS L’ETERNEL »

Ce passage ne dit pas que le Seigneur fortifiait David, mais que David se fortifiait dans le Seigneur. David n’a pas prié « Seigneur, fortifie moi ». David s’est fortifié ! Les gens s’opposaient à Lui, mais la première chose qu’il a faite est de se fortifier dans le Seigneur. Il savait que « puissance et force sont devant Dieu » (Psaume 96:6). Il s’est fortifié dans la présence de Dieu. David s’est fortifié dans le Seigneur, sans abandonner. Il n’a pas jeté l’éponge. IL a cherché la présence de Dieu d’abord, et là il s’est fortifié. C’est dans la présence de Dieu qu’il a reçu la parole et l’énergie pour poursuivre et réussir.

Quand des difficultés arrivent, nous pouvons aller rapidement dans la présence de Dieu et Lui démontrer ainsi que nous nous confions d’abord dans Sa puissance et force. En venant d’abord nous confier en Lui, nous sommes préparés à faire face aux défis de la vie, aux difficultés et ce qui se présente. N’abandonnez pas s’il y a des pressions de la vie, confiez-vous au Seigneur, fortifiez-vous en Lui.

ALORS, COMMENT SE FORTIFIER DANS LE SEIGNEUR ?

L’une des réponses est qu’en venant dans Sa présence, nous nous positionnons dans notre identité et notre héritage de fils, de victorieux en Lui, de racheté. Nous pouvons être là dans Sa glorieuse et sainte présence et nous laisser envahir. Le contempler et l’adorer. Recentrés non sur ce que nous sommes et avons ou pas sur terre, mais sur Lui et ce que nous sommes et avons en Lui, soit tout !

De plus, nous pouvons nous rappeler de ce qu’Il a fait pour nous et de qui Il est. Cela nous fortifie de pouvoir compter sur Sa fidélité, sachant qu’Il a déjà agi et qu’Il a le pouvoir. Non seulement Il nous sauve mais Il est le Sauveur. Il a pourvu mais Il est le pourvoyeur et Il est notre tout. Il a guéri mais Il est le Guérisseur et le Créateur….

Se fortifier « EN » lui, alors soyez en pleine communion, recherchez-le et faites-un avec lui ; le rencontrant où il est, à la source de sa force toute puissante.

C’est aussi et surtout une démarche active. Prenez une décision. Fortifiez-vous dans le Seigneur !

Fabien Weigel

Soyez alerte dans la prière

Colossiens 4 : 2
 Persévérez dans la prière, veillez-y avec actions de grâces.
Entrer dans la présence de Dieu avec « actions de grâces » vous gardera toujours « en veille ». Veillez-y, ici, comprend l’idée d’être alerte, en éveil. Alerte, en éveil par rapport à quoi ? Par rapport à la présence de Dieu, Sa puissance, Sa provision, et par-dessus tout Lui-même !
Sans actions de grâces, sans veiller – être alerte – à ce qui se passe réellement, à l’atmosphère et aux réalités célestes qui sont votre partage, la vie de prière peut facilement dévier en une triste expression de soucis et de doutes centrés sur soi-même. Alors que beaucoup de gens pourraient dire « ME voici, JE prie, JE suis malade, JE ne sais pas comment faire, JE suis si désemparé… », ils se découragent, en oubliant qu’en fait il est d’abord question de Lui. L’action de grâces authentique concerne et nous concentre sur notre Dieu Puissant et la grâce qu’Il répand sur nous. .. : « Seigneur TU es là, je TE loue et TE fais connaître mes besoins et demandes ; je viens avec joie à TOI parce que TU es fidèle, TU m’accueilles dans TA présence, devant TON trône de grâce… TU es grand, TU es glorieux…. »

Lorsque je prie, il n’est donc pas tant question de moi, de tout ce que j’aurais à dire ou à formuler ou apporter… mais plutôt d’être alerte à CELUI qui est LÀ et vers qui je me tourne. Il est question de notre Seigneur, de notre relation avec Lui, d’être avec Lui, comme Ses biens aimés, nouvelles créatures en Jésus Christ, ayant un libre accès dans Son sanctuaire, venant comme sacrificateurs vers Le vivant.

Ainsi, quand vous priez, je vous invite à vous détacher du « JE » et d’entrer dans une attitude où vous « veillez », êtes alerte, « avec actions de grâces ». Votre vie de prière prendra une mesure de consécration, d’abandon, de joie et de puissance alors que vous rencontrez véritablement Celui qui vous invite à « veiller avec actions de grâces ». Psaume 100:4 invitait également à « entrer dans Ses parvis avec reconnaissance ». La reconnaissance produit la louange, nous réjouit, nous garde alertes et conscients de l’amour, de la bonté, de la puissance, et de la présence de Dieu, qui répond à nos prières. Soyons reconnaissants ; et reconnaissons-Le ! Si vous êtes alerte, votre vie de prière en sera transformée ; Il va vous parler et se révéler à vous.

Persévérez dans la prière, veillez, avec actions de grâces. Soyez alerte dans la prière !

Fabien Weigel

Préparez le chemin du Seigneur

 

Luc 3 : 4-6
4 selon ce qui est écrit dans le livre des paroles d’Esaïe, le prophète : C’est la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers. 5 Toute vallée sera comblée, Toute montagne et toute colline seront abaissées; Ce qui est tortueux sera redressé, Et les chemins raboteux seront aplanis.

Cette parole est donnée au sujet de Jean-Baptiste, qui est venu devant Jésus-Christ, avec pour mission d’annoncer le salut et préparer le cœur des gens de l’époque à Le recevoir. La voix qui crie dans le désert parle de préparer le chemin pour le Seigneur, en criant même dans un désert. Nous devrions entendre le cri et faire un chemin dans notre cœur, peut-être dans le désert de notre être. Si nous lui préparons le chemin dans notre vie, et L’accueillons, voici ce qui se passe :

« Toute vallée sera comblée »

La vallée ici peut également désigner un fossé. Le vide du cœur sera comblé par le Seigneur. Les pensées basses doivent être abandonnées ; le doute et le désespoir doivent être écartés ; et le fait de rechercher notre propre intérêt et les plaisirs charnels doivent être délaissés. Au lieu de ces vallées, ou fossés, aplanissons une voie pour le Seigneur, où tout ce que nous sommes est exposé, au bénéfice de Sa grâce. Nos vallées peuvent alors être comblées, les espaces creux de nos faiblesses pourvus de Sa force.

« Toute montagne et toute colline seront abaissées »

Les hauts lieux, ce qui nous semble être notre point fort, ou peut-être dont nous nous prévalons, le mettant en hauteur et en avant… l’orgueil et l’élévation de l’homme, l’auto-suffisance, et la propre justice des gens s’écrouleront pour faire un chemin au Roi des rois, au seul Juste et Rédempteur. N’ayez pas une trop haute opinion de vous-même, comme si vous étiez quelque chose par vous seul ou vos efforts. Le Seigneur fait grâce à celui qui est humble. Que celui qui est debout prenne garde de ne pas tomber. Nos hauts lieux doivent être abattus, nos supposées forces humaines mises de côté, pour rester dans la simplicité qui est en Christ, et accueillir le chemin du Seigneur, alors que nous sommes forts de Sa force.

« Ce qui est tortueux sera redressé »

Nous pouvons être, à certains égards, « tordus » dans nos actions ou dans nos pensées ; imprécis, peut-être complaisants, ou carrément dans le compromis. Tortueux signifie aussi pervers, méchant. Le cœur qui hésite et vacille doit prendre une décision claire pour Dieu et la sainteté, et se démarquer pour cela. Ceux qui ont un cœur partagé n’ont pas part à la vérité, et celui qui vacille ainsi ne peut pas imaginer recevoir quelque chose de Dieu. Puissions-nous être honnêtes et vrais, dans la lumière, et chercher Dieu. Qu’alors ce qui était tordu soit redressé !

« Les chemins raboteux seront aplanis »

Raboteux signifie qu’il y a des rochers sur le chemin. Les obstacles du péché doivent être enlevés, et les épines de la rebellion déracinées. Quand notre Seigneur vient nous honorer de Sa présence, le chemin doit être aplani pour L’accueillir. Et de par Sa présence, les rochers et obstacles sont écartés parce que nous allons non plus sur notre propre route, comme voulant conquérir quoi que ce soit ; mais suivons les chemins tout tracés qu’Il révèle à nos cœurs.

Puissions-nous présenter au Seigneur un chemin préparé par Sa grâce où Il puisse avancer et demeurer avec nous ! Et, puissions-nous répercuter ce cri, comme Jean-Baptiste, pour qu’au sein de notre génération une voie soit aplanie pour notre Dieu ! Jean-Baptiste parlait clairement et sans équivoque, et cela produisait la repentance ; les cœurs étaient alors préparés et les consciences éveillées, pour accueillir le Sauveur, Jésus-Christ !

Fabien Weigel