Marcher avec Dieu et être saisi

« Hénoch marchait avec Dieu, puis il ne fut plus, parce que Dieu le prit ».  Genèse 5:24

De l’extérieur, nous voyons qu’Hénoch a marché si intimement avec Dieu qu’il ne fut plus, parce que Dieu le prit. Généralement nous considérons le fait qu’il ait été enlevé par Dieu, sans connaître la mort physique, pour être directement auprès de Lui. Mais ce passage inspire différents niveaux d’expérience.

En y portant un autre regard, on peut réaliser que si l’on marche intimement avec Dieu aujourd’hui, à un moment nous « ne sommes plus, parce que Dieu nous saisit ». Nous marchons avec le Seigneur, dans Sa présence, exerçant notre sacerdoce royal, notre service céleste.

« Nous ne sommes plus » parce que nous réalisons que tout ce qui compte c’est d’abord Lui ; et plus nous Le laissons paraître, plus nous nous effaçons ; plus nous aspirons et épousons Ses plans et Sa volonté, plus nos propres intérêts pâlissent ; plus nous adoptons Son regard et cœur sur les gens et les événements, plus nos conceptions s’estompent… Il est de plus en plus question de Lui, qui Il est, ce qu’Il fait, la gloire de Sa présence. Jean Baptiste déclarait à cet égard « il faut qu’Il grandisse, et que je diminue » (Jean 3:30).

Nous sommes au bénéfice d’une telle grâce et puissance, sachant qu’Il nous permet d’être proches de Lui et nous saisit pour être là, dans Sa dépendance, et voyant alors que c’est Lui la plénitude, Celui qui remplit tout en tous. Nous sommes métamorphosés en Le contemplant (2 Corinthiens 3:18), et libérés de tout conscience de soi erronée et faussée, emportés et envahis de Sa présence manifeste, saisis par Sa gloire,  pour expérimenter que « tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde. » Paul partagera à cet égard Son désir de « connaître Christ », et dira avoir été « saisi par Jésus Christ » (Philippiens 3:12) et encore « ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ».

Métamorphosés et réorientés sur les attentes du Père et l’oeuvre que Christ a réalisé, nous nous laissons attirer où il nous appelle, et sommes alors saisis pour entrer dans la salle du trône. Paul parle d’un homme qui fut ravi dans le ciel, entendit des paroles ineffables. Jean parle plusieurs fois d’avoir été ravi, recevant les révélations. La route nouvelle et vivante a été inaugurée (ouverte, en vue d’être empruntée).

Puissions nous ainsi marcher avec Dieu, et être saisis par Lui ; nous laisser saisir et emporter au point que nous ne soyons plus ; dès maintenant ;  monter où est l’assemblée suprême pour servir du ciel sur la terre dans notre génération ; comme prémices et jusqu’au jour de la glorieuse espérance d’être emportés dans Son éternité.

Fabien Weigel